Pour la Force Grise, cette annonce lève toute ambiguïté sur le positionnement de l'ancien chef de l'État. Elle estime que Joseph Kabila assume désormais ouvertement la direction d'une rébellion intégrant l'AFC/M23, dont il aurait jusqu'ici nié être le parrain. Le mouvement dénonce également une simple opération de rebranding de l'AFC/M23 sous une nouvelle dénomination, sans changement de fond ni d'objectifs.

L'organisation rappelle que Joseph Kabila a dirigé la RDC pendant dix-huit ans. Elle lui attribue une part de responsabilité dans les crises sécuritaires persistantes à l'est du pays et conteste sa légitimité à se poser aujourd'hui en alternative à des difficultés liées, selon elle, à son propre bilan.

La FGDPS rejette catégoriquement toute conquête du pouvoir par les armes. Aucun projet politique, souligne-t-elle, ne saurait justifier le recours à la rébellion ni la remise en cause de la souveraineté populaire. Elle réaffirme son attachement à la Constitution et aux institutions, tout en exprimant son soutien au Président de la République, garant de l'unité nationale.

Dans ce communiqué signé par son président Charly Noël Mwela, la Force Grise salue le courage des FARDC et exprime sa solidarité envers les populations victimes du conflit. Elle appelle les Congolais, en particulier les jeunes, à la vigilance et à rejeter toute forme de manipulation et de violence politique.

Enfin, le mouvement dit soutenir les initiatives de paix et privilégie le dialogue comme seule voie légitime de règlement des différends. L'avenir du pays, insiste-t-il, doit se construire dans le respect de la Constitution et de la volonté du peuple.