Les deux parties s’engagent à garantir un accès humanitaire rapide, sécurisé et sans entrave aux populations affectées par les violences dans l’Est du pays. Elles promettent également de protéger les civils ainsi que les infrastructures vitales, notamment les structures de santé, les réseaux d’approvisionnement en eau, les installations énergétiques et les zones agricoles. Le document insiste sur la neutralité de l’aide et son acheminement sans discrimination, tout en appelant à prévenir tout risque de détournement dans un contexte de besoins humanitaires critiques.

Sur le volet sécuritaire, l’accord prévoit l’opérationnalisation d’un mécanisme conjoint élargi de surveillance et de vérification du cessez-le-feu. Ce dispositif doit permettre le déploiement rapide d’équipes chargées d’observer, documenter et attester du respect des engagements sur le terrain. Les premières missions pourraient être lancées dans un délai d’une semaine, avec un appui logistique de la Mission des Nations unies pour la stabilisation en RDC (MONUSCO).

Le texte aborde également la question des détenus, avec un engagement à procéder à des libérations dans un délai de dix jours, conformément au mécanisme établi en 2025. Cette mesure est considérée comme un levier essentiel pour restaurer un climat de confiance entre les parties. Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) est appelé à jouer un rôle clé dans l’identification et l’accompagnement des personnes concernées.

Cet accord marque l’ouverture d’une phase opérationnelle, susceptible de se traduire par la facilitation des convois humanitaires, la mise en place de mécanismes de contrôle du cessez-le-feu et les premières libérations de prisonniers. Toutefois, son efficacité dépendra de sa mise en œuvre concrète dans un contexte sécuritaire encore fragile. Soutenu par plusieurs partenaires internationaux, dont le Qatar, les États-Unis, la Suisse, le Togo et la Commission de l’Union africaine, ce texte constitue une avancée notable, sans pour autant garantir une désescalade durable du conflit dans l’Est de la RDC.