En Ituri, 28 zones de santé sont touchées : Aru, Aungba, Bambu, Bunia, Damas, Drodro, Gety, Kilo, Komanda, Lita, Logo, Mambasa, Mangala, Mongbwalu, Nizi, Nyankunde, Rimba, Rwampara, Tchomia, Kambala, Nia-Nia, Fataki, Mandima, Lolwa, Boga, Ariwara, Mahagi et Adja.

Au Nord-Kivu, les zones de santé concernées sont Beni, Butembo, Goma, Kalunguta, Katwa, Kyondo, Oicha, Vuhovi, Mabalako, Masereka, Musienene et Lubero.

Dans le Sud-Kivu, seule la zone de santé de Miti-Murhesa demeure affectée. Elle compte toutefois 73 jours sans nouveau cas confirmé.

L’épidémie s’étend également au Haut-Uélé, où six zones de santé sont touchées : Boma Mangbetu, Gombari, Isiro, Pawa, Rungu et Wamba. Dans la Tshopo, six autres zones sont concernées : Bafwasende, Kabondo, Lubunga, Makiso-Kisangani, Mangobo et Wanie-Rukula.

Face à la pression exercée sur les structures de prise en charge, le Centre de traitement Ebola de Kasenyi a été inauguré, portant à 840 lits la capacité installée dans la province de l’Ituri.

Cette nouvelle infrastructure intervient alors que plusieurs centres, notamment ceux de Rwampara, de l’ISTM, de Nizi et de Bambu, font face à une forte saturation. Des extensions supplémentaires sont ainsi en préparation afin d’accroître les capacités d’accueil et de prise en charge des patients.

Sur le plan de la surveillance épidémiologique, le dispositif reste mobilisé. Toutes les alertes validées comme cas suspects ont fait l’objet d’une investigation, tandis que le suivi des contacts se maintient au-dessus du seuil de performance requis par les autorités sanitaires.

La progression du nombre de décès et l’extension géographique de l’épidémie continuent ainsi de mettre à rude épreuve le système de riposte, malgré le renforcement des capacités de prise en charge et de surveillance.