La reprise intervient alors que l’épidémie continue d’évoluer en RDC. L’Ituri reste la province la plus touchée, mais la riposte s’étend désormais à de nouveaux territoires, dont le Bas-Uélé.

Face à cette situation, les établissements intensifient leur préparation. À Bunia, en Ituri, des parents demandent déjà le renforcement des mesures d’hygiène, notamment l'installation de dispositifs de lavage des mains, la mise à disposition de thermoflash, l'assainissement régulier des latrines et la sensibilisation du personnel éducatif à la détection des signes d’alerte.

La réalité n’est cependant pas la même partout. La circulation du virus, les capacités des structures sanitaires et les contraintes locales varient d’une zone à l’autre. Les mesures de prévention doivent donc être adaptées à chaque contexte, sans baisser la garde dans les territoires nouvellement touchés ou exposés.

Au-delà des équipements, la prévention dépend surtout des comportements. Le lavage régulier des mains, l’accès à l’eau potable, l’entretien des installations sanitaires et la diffusion d’informations fiables sont indispensables dans les écoles. Les enseignants doivent par ailleurs disposer de consignes claires pour savoir comment réagir et vers quels services orienter un cas suspect.

La réussite de cette rentrée repose aussi sur la coordination entre les autorités éducatives et sanitaires, les directions d’écoles, les partenaires de la riposte et les familles. L’enjeu est de garantir la continuité des cours tout en ajustant les précautions à l’évolution de la situation épidémiologique.

L’impact ne s’arrête pas aux portes de l’école. Les élèves vivent au quotidien avec leurs familles et leurs communautés. Les messages de prévention diffusés en classe peuvent ainsi renforcer les bonnes pratiques à la maison, à condition d’être simples, compréhensibles et régulièrement rappelés.

Dans les provinces nouvellement touchées, la préparation prend une importance particulière. L’apparition de cas en dehors des foyers historiques rappelle que la surveillance ne doit pas se limiter aux zones où la transmission est déjà installée. Les écoles peuvent à ce titre jouer un rôle de relais essentiel pour l’information et la prévention communautaire.

À l’approche du 1er septembre, il ne s’agit donc pas de considérer la rentrée comme compromise, mais de mesurer la capacité des acteurs à concilier enseignement et sécurité sanitaire. Dans les zones touchées par Ebola, la régularité des mesures, la circulation de l’information et l’adaptation des dispositifs aux réalités locales seront déterminantes pour accompagner la reprise des cours dans les meilleures conditions.