Le cortège s'est élancé à 11h40 depuis la Place de l'Échangeur de Limete, sous la surveillance d'un dispositif de la Police nationale congolaise déployé pour encadrer la manifestation.

Drapeaux de partis en main, les militants ont emprunté l'itinéraire prévu en scandant des slogans et en entonnant des chants hostiles à toute révision constitutionnelle. Sur une large partie du parcours, la marche s'est déroulée dans une ambiance relativement sereine, malgré la présence des forces de l'ordre.

La situation s'est tendue entre la 12e et la 11e rue Limete. Selon des témoignages recueillis sur place, des tensions ont éclaté au sein de la foule, en présence d'individus munis de machettes et de bâtons. Des téléphones portables auraient été arrachés et des motos prises pour cible.

Face à cette dégradation, la Police nationale congolaise est intervenue en faisant usage de gaz lacrymogènes pour disperser la foule et tenter de rétablir l'ordre. Une intervention qui a définitivement désorganisé la progression du cortège.

À la suite de ces incidents, plusieurs leaders de l'opposition ont quitté les lieux à bord de leurs véhicules pour se replier au siège de l'ECiDé.

À son arrivée, l'opposant Martin Fayulu est revenu sur les événements, dénonçant ce qu'il a qualifié d'« attentat prémédité » et de « guet-apens » tendu aux manifestants.

Au siège de l'ECiDé, où quelques militants attendaient leurs leaders, la foule s'est progressivement dispersée.

Une mobilisation qui avait débuté dans le calme et qui restera finalement marquée par les incidents de Limete.