Candidat à sa propre succession, le président sortant Hakainde Hichilema porte les couleurs du Parti uni pour le développement national, l’UPND. Élu en 2021, il met en avant le travail accompli ces cinq dernières années : restructuration de la dette publique et mesures pour stabiliser l’économie.

À son arrivée au pouvoir, l’exécutif avait hérité d’un lourd passif, avec une dette extérieure estimée à près de 19 milliards de dollars. Le gouvernement assure aujourd’hui avoir fait des progrès, à la fois dans les négociations avec les créanciers internationaux et dans le redressement des finances publiques.

Mais ces efforts ne sont pas ressentis de la même façon par tous. À l’approche du vote, trois sujets reviennent avec insistance : le coût de la vie, le chômage et l’avenir économique des jeunes.

Côté économie, la Zambie bénéficie du contexte favorable autour du cuivre. En tant que grand producteur africain, le pays voit le cours du "métal rouge" rester élevé sur les marchés internationaux. Première source de devises, il pourrait permettre à l’État d’engranger des recettes supplémentaires.

Au-delà des frontières, ce scrutin retient l’attention dans toute l’Afrique australe. Partenaire commercial important de plusieurs pays voisins, la Zambie joue un rôle clé dans l’équilibre économique de la région.