Un hélicoptère de tourisme s’est abîmé mercredi 19 août dans le nord du Kenya, près du mont Ololokwe. Les 7 personnes à bord ont péri dans l’accident. Parmi elles figure Michele Sensi-Contugi, directeur général du renseignement équatorien, son épouse et cinq citoyens américains. Les causes du crash restent pour l’instant inconnues.
Crash d’hélicoptère au Kenya : un vol touristique tourne au drame et emporte un haut responsable équatorien

L’appareil, un Eurocopter EC130 B4, effectuait une visite touristique au-dessus des paysages du comté de Samburu. Selon l’Autorité kényane de l’aviation civile, il avait décollé de la réserve de Loisaba et se dirigeait vers la rivière Ewaso Ngiro lorsqu’il s’est écrasé.
Les équipes de secours, freinées par un terrain escarpé et un incendie sur le site, ont confirmé le décès de tous les occupants. Le pilote, de nationalité kényane, se trouvait également parmi les victimes.
La disparition d’un homme clé de l’État équatorien
La présence à bord de Michele Sensi-Contugi, 44 ans, donne au drame une portée politique. À la tête du Centre national de renseignement de l’Équateur, il occupait une fonction stratégique dans l’administration du président Daniel Noboa.
Ancien ministre du Gouvernement, il jouait un rôle central dans les dossiers de sécurité nationale et de lutte contre le crime organisé.
Son épouse, Stephany Sensi, a également perdu la vie. Les cinq autres passagers étaient des ressortissants américains. L’ambassade des États-Unis à Nairobi a confirmé leur décès et annoncé qu’elle travaillait avec les autorités kényanes pour apporter un soutien consulaire aux familles.
Émotion à Quito, enquête ouverte au Kenya
À Quito, la nouvelle a provoqué une onde de choc. L’Assemblée nationale équatorienne a décrété trois jours de deuil, avec les drapeaux du Palais législatif en berne.
Au Kenya, l’enquête vient de débuter. Les autorités devront analyser les données de vol, l’état technique de l’hélicoptère et les conditions météorologiques au moment des faits.
À ce stade, aucune hypothèse n’est privilégiée. Défaillance mécanique, erreur humaine ou facteurs climatiques : toutes les pistes restent ouvertes tant que les conclusions ne sont pas rendues.
Cet accident rappelle les dangers auxquels sont exposés les vols touristiques dans des régions au relief accidenté et à l’accès compliqué pour les secours.
Pour les autorités kényanes, l’enjeu est désormais d’établir avec précision les circonstances de la chute et déterminer ce qui a causé le crash du 19 août.
Mina Ibango
Journaliste
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