Selon un communiqué publié mardi 24 février, cette initiative fait suite aux consultations menées avec Félix
Tshisekedi, président de la République démocratique du Congo et président en exercice de la CIRGL. Cette mission constitue une étape préparatoire au déploiement du mécanisme conjoint de suivi du cessez-le-feu, dans le cadre de l’architecture établie à cet effet.
L’objectif, précisent les deux organisations, est de garantir que les futurs efforts de surveillance et de vérification soient “crédibles, sûrs et opérationnellement réalisables”. Sur le terrain, l’équipe conjointe procédera à une évaluation approfondie des conditions politiques, sécuritaires, logistiques et socio-environnementales dans et autour d’Uvira. Il s’agira notamment d’examiner les questions d’accès, de sécurité, de logistique et d’engagement avec les parties prenantes afin d’assurer le fonctionnement efficace du mécanisme.
La MONUSCO rappelle qu’en vertu de la résolution 2808 (2025) du Conseil de sécurité des Nations unies, elle est autorisée à appuyer la mise en œuvre d’un cessez-le-feu permanent. Ce mandat inclut le soutien au mécanisme de surveillance et de vérification du cessez-le-feu, ainsi qu’au mécanisme conjoint de vérification élargi plus (MCVE+), mis en place après la signature de l’Accord-cadre de Doha pour une paix globale, le 15 novembre 2025.
Le suivi efficace d’un cessez-le-feu vise à réduire la violence et à créer l’espace nécessaire à une solution politique durable”, a déclaré Vivian van de Perre, Représentante spéciale du Secrétaire général des Nations unies en RDC et cheffe par intérim de la MONUSCO. Elle a précisé que, contrairement aux provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri, “le mandat de la MONUSCO au Sud-Kivu est axé sur le suivi du cessez-le-feu et n’inclut pas la protection des civils, conformément à la résolution 2808 (2025)
Les deux institutions soulignent toutefois que cette phase demeure exploratoire. L’ampleur et la configuration d’un éventuel déploiement ultérieur dépendront des paramètres convenus, des garanties de sécurité obtenues et des exigences opérationnelles identifiées.
La MONUSCO et la CIRGL réaffirment enfin qu’un suivi crédible du cessez-le-feu suppose des conditions favorables, notamment la liberté de mouvement et des garanties de sécurité prévisibles, éléments qui restent au cœur de l’évaluation en cours à Uvira.















