L'ambassade de l'Inde à Mascate collabore avec les autorités omanaises et l'armateur pour tenter de les retrouver. New Delhi a condamné l'attaque, jugeant que la répétition des frappes contre la navigation commerciale risque d'aggraver une situation régionale déjà instable.

Un second pétrolier battant pavillon des Îles Marshall, le MT Valthera, a également été touché par un projectile non identifié. Un incendie s'est déclaré à bord, mais les onze marins indiens qui s'y trouvaient ont été déclarés sains et saufs. Aucun élément rendu public ne permettait encore d'identifier formellement les auteurs de ces deux attaques.

Ces incidents interviennent dans un contexte de regain de tensions au Moyen-Orient. Dans la nuit de dimanche à lundi, des frappes aériennes ont visé les districts de Hamdan et de Thourah à Sanaa, la capitale yéménite. Les Houthis, soutenus par l'Iran, les ont attribuées à l'Arabie saoudite. Riyad n'avait pas encore réagi à cette accusation au moment de la publication.

Le détroit d'Ormuz demeure l'un des passages maritimes les plus stratégiques au monde pour les exportations de pétrole et de gaz. La multiplication des attaques pourrait entraîner une hausse des primes d'assurance, perturber les livraisons et exercer une pression supplémentaire sur les prix internationaux de l'énergie.

Des conséquences qui iraient au-delà des seuls belligérants. Les pays africains importateurs de carburant seraient particulièrement exposés, avec un risque de renchérissement des coûts de transport, de production et des produits de première nécessité.