Le dossier était au cœur de l'entretien, mercredi 23 septembre, entre la ministre d'État chargée de l'Éducation nationale et Nouvelle citoyenneté, Raïssa Malu, et le représentant de la FAO en RDC, Ibrahim Abdoulre Nasser. L'agence onusienne s'est dite prête à accompagner la mise en œuvre.

Au-delà de la distribution de repas, le gouvernement y voit un levier pour l'accès et le maintien à l'école et pour de meilleures conditions d'apprentissage.

Cette nouvelle étape s'inscrit dans le prolongement direct de la gratuité. Si celle-ci a levé la barrière financière à l'entrée, les cantines s'attaquent à une autre réalité : celle du quotidien des élèves en classe, souvent marqué par la faim.

L'année 2026-2027 aura donc valeur de test. Les 78 cantines pilotes doivent permettre de roder les mécanismes — approvisionnement, gestion, suivi nutritionnel — avant toute généralisation. L'enjeu ne sera pas tant le nombre d'écoles que les enseignements tirés de cette première phase.

Le partenariat avec la FAO pourrait être décisif. Forte d'une expertise internationale en alimentation scolaire, l'organisation s'est déclarée disposée à appuyer les autorités congolaises.

Reste le défi majeur : celui de transformer l'ambition politique en dispositif durable. Une politique de cantines ne se juge pas seulement au nombre de repas servis, mais à sa régularité, à sa capacité à atteindre les plus vulnérables et à son impact réel sur la scolarité.

Avec ces 78 écoles pilotes, la RDC franchit un pas. Après la question de l'accès, c'est désormais celle des conditions d'apprendre qui s'impose à l'agenda de l'école publique.