Face à cette situation, plusieurs locataires interpellent les autorités compétentes et plaident pour un meilleur respect des dispositions qui encadrent les rapports entre bailleurs et locataires.

Pour prendre la mesure de cette réalité dans la capitale, nous avons recueilli les témoignages de quelques occupants confrontés à l’augmentation des coûts de location.

Dans la commune de Ngaba, notamment sur l’axe Bulungu-Diaka, actuellement concerné par des travaux de réhabilitation, un locataire affirme avoir vu le prix de son logement augmenter à la suite des travaux engagés sur son avenue.

« Depuis que les travaux de réhabilitation ont débuté sur notre avenue, ma bailleresse a augmenté le prix de la maison, sous prétexte que celle-ci ne mérite plus le même montant », témoigne-t-il.

Un autre locataire explique, de son côté, avoir entrepris des travaux d’aménagement intérieur avec l’accord du propriétaire. Mais une fois les travaux achevés, le montant du loyer aurait été revu à la hausse.

« J’ai aménagé l’intérieur de la maison avec le consentement du propriétaire. Après les travaux de réaménagement et de finition, le propriétaire a augmenté le prix », raconte-t-il. Il estime que les autorités devraient réfléchir à un mécanisme permettant de mieux encadrer les prix des loyers.

Au-delà du montant des loyers, la question des garanties locatives demeure également au cœur des préoccupations. Un autre locataire affirme avoir déboursé l’équivalent de sept mois de garantie pour accéder à son logement, soit largement au-delà des trois mois fixés par le ministère de l’Habitat.

Ces témoignages relancent le débat sur l’application effective des dispositions régissant le secteur locatif à Kinshasa. Pour de nombreux habitants, l’accès au logement devient de plus en plus difficile dans une ville confrontée à un coût de la vie élevé.

Entre l’augmentation des loyers, les garanties jugées excessives et les différentes exigences imposées par certains propriétaires, les ménages aux revenus modestes disent éprouver davantage de difficultés à trouver et à conserver un logement.

Les locataires appellent ainsi le ministère de l'Urbanisme et habitat à renforcer le contrôle du secteur locatif et à veiller au respect des dispositions relatives à la garantie locative. Ils souhaitent également la mise en place de mesures concrètes pour limiter les abus et faciliter l’accès au logement pour les ménages à faibles revenus.