Une vidéo devenue virale a provoqué un tollé en République démocratique du Congo. On y voit un homme, présenté comme agent de l’entreprise de sécurité WASS, être roué de coups par un individu identifié comme son supérieur. Les images, tournées à Kasumbalesa dans le Haut-Katanga par un autre employé, montrent une scène d’une grande violence.
Kasumbalesa : la diffusion d’une vidéo d’agression contre un agent de sécurité soulève une vague d’indignation

D’après les commentaires qui accompagnent la vidéo sur les réseaux sociaux, l’agent aurait été agressé pour s’être absenté de son poste. Cette absence serait due à des problèmes de santé, selon les mêmes témoignages. À ce stade, ni l’authenticité complète des faits, ni l’identité exacte des personnes visibles sur les images n’ont été confirmées officiellement par les autorités.
Au-delà de l’émotion, cette affaire interroge directement les limites de l’autorité dans les entreprises privées. Une absence, justifiée ou non, doit être traitée dans le cadre des procédures disciplinaires prévues par le Code du travail et le règlement intérieur. Elle ne peut en aucun cas servir de prétexte à des violences physiques.
Quand la discipline d’entreprise bascule dans la violence
Le fait que la scène ait été filmée par un collègue présent pose aussi question. Si les informations se confirment, l’enquête devra établir non seulement la responsabilité de l’auteur présumé des coups, mais aussi le climat qui règne au sein de cette structure et qui a pu permettre de tels agissements.
Les autorités congolaises sont interpellées. Le ministère de l’Intérieur, le gouvernement provincial du Haut-Katanga, l’Inspection du travail et le ministère de la Justice doivent se saisir du dossier pour vérifier les faits, identifier toutes les personnes impliquées et appliquer la loi le cas échéant.
L’enquête devra aussi faire la lumière sur l’entreprise citée sous le nom de WASS. Il s’agira de confirmer son existence juridique, son statut, ses dirigeants et les conditions de travail de ses agents.
Car cette vidéo renvoie à un problème plus large : la protection réelle des travailleurs dans certaines entreprises privées en RDC. La relation de subordination entre un employeur et un salarié n’autorise à aucun moment le recours à la violence.
Les images de Kasumbalesa ne doivent pas se limiter à quelques jours d’indignation en ligne. Si leur véracité et le contexte décrit sont avérés, elles doivent déboucher sur une enquête approfondie et sur la détermination des responsabilités. Dans un État de droit, un manquement professionnel peut être sanctionné selon la loi. Un travailleur ne peut jamais être traité comme un défouloir par son supérieur.
Sarah K
Journaliste
Les plus lus - Société & Entreprises
Kabinda : Félix Tshisekedi offre 40 000 USD et une jeep au nouvel évêque
Expo Béton 12 : la SNEL présente ses pistes pour améliorer l'électricité à Kinshasa
Incendie à Inongo : du matériel de la CENI calciné dans l'entrepôt de la Procure catholique
Maniema : une marche de protestation et une motion pour stopper le pillage minier
RDC : Kinshasa lance le contrôle technique systématique des véhicules le 15 octobre
Kinshasa : Shekinah Tabernacle, la nouvelle tente en bâche presque achevée - premier culte le 7 octobre 2026
Crash de Kenge : le couple présidentiel au chevet des familles des disparus
Grand Kasaï : une conférence sur le développement de la région s'ouvre à Mbujimayi
La rédaction vous recommande
Nos lecteurs ont lu ensuite
Kabinda : Félix Tshisekedi offre 40 000 USD et une jeep au nouvel évêque
Expo Béton 12 : la SNEL présente ses pistes pour améliorer l'électricité à Kinshasa
Incendie à Inongo : du matériel de la CENI calciné dans l'entrepôt de la Procure catholique
Maniema : une marche de protestation et une motion pour stopper le pillage minier
RDC : Kinshasa lance le contrôle technique systématique des véhicules le 15 octobre

Kabinda : Félix Tshisekedi offre 40 000 USD et une jeep au nouvel évêque

Expo Béton 12 : la SNEL présente ses pistes pour améliorer l'électricité à Kinshasa

Incendie à Inongo : du matériel de la CENI calciné dans l'entrepôt de la Procure catholique

Maniema : une marche de protestation et une motion pour stopper le pillage minier

