Lors de son intervention, il a déclaré que « le silence de la communauté internationale n’est pas synonyme de neutralité, mais de complicité ». Le ministre a également mis en cause le Rwanda et ses alliés de la coalition AFC/M23, les accusant d’exploiter 30 000 creuseurs artisanaux à Rubaya, zone minière stratégique, à qui serait imposée une production quotidienne de trois kilogrammes de coltan.

En marge de cette rencontre, Samuel Mbemba a présenté à la presse internationale accréditée auprès des Nations unies un rapport publié le week-end dernier à Kinshasa par son ministère. Le document recense des violences attribuées au Rwanda et à l’AFC/M23 à Goma, Bukavu et dans plusieurs localités environnantes, passées sous contrôle rebelle depuis douze mois selon les autorités congolaises.

D’après ce rapport, le gouvernement congolais affirme « qu’une femme serait violée toutes les quatre minutes ». Il fait également état de 17 015 atteintes à la vie et à l’intégrité physique et de sept millions de déplacés internes.

Déterminé à porter la voix de la RDC sur la scène internationale, le ministre congolais des Droits humains est attendu ce week-end à l’Université Saint-Paul, à Ottawa, au Canada, pour une intervention devant les étudiants.