À cette occasion, le gouvernement de la République démocratique du Congo a annoncé avoir mobilisé 30 millions de dollars américains, logés dans un fonds commun placé sous la gestion fiduciaire du Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA). Cet apport est perçu comme un signal fort de l’engagement des autorités à mener à bien cette opération d’envergure nationale.

Dans son intervention, le président Félix Tshisekedi a appelé à une mobilisation accrue des partenaires, insistant sur la portée de cette rencontre. “Cette table ronde doit être bien plus qu’un cadre d’échange : elle doit être un moment d’engagement, de confiance et de responsabilité partagée”, a déclaré le chef de l’État.


-Un appui significatif des partenaires internationaux-

Plusieurs institutions financières internationales ont répondu à l’appel, notamment le Fonds monétaire international (FMI), la Banque africaine de développement (BAD) et la Banque mondiale. Ces partenaires ont exprimé leur volonté d’accompagner financièrement et techniquement la mise en œuvre du recensement.

Représentant la Banque mondiale, Albert Zeufack a souligné les conséquences du déficit de données fiables, relevé depuis plus de quatre décennies, sur la qualité des analyses économiques en RDC. Selon lui, le RGPH2 constitue une opportunité majeure à trois niveaux à savoir la création d’emplois pour les jeunes, le renforcement des capacités nationales en matière d’analyse statistique et le développement d’une industrie locale d’assemblage d’équipements technologiques.

La Banque mondiale prévoit ainsi un financement global de 100 millions de dollars, dont 75 millions directement affectés au recensement, tandis que le reste servira à consolider le système statistique national.


-Des contributions ciblées et complémentaires-

De son côté, la Banque africaine de développement a annoncé une enveloppe de 80 millions de dollars, répartie entre 50 millions destinés aux opérations de recensement et 30 millions consacrés au renforcement des capacités institutionnelles.

Le Fonds monétaire international a, pour sa part, salué l’initiative tout en réaffirmant son soutien au programme économique du gouvernement, notamment en matière de discipline budgétaire et de mobilisation des recettes internes.

Les agences des Nations Unies, dont l’UNFPA et l’UNICEF, ont également réitéré leur engagement à accompagner le processus, tant sur les plans technique que financier.

Estimé à 192 millions de dollars, le coût global du RGPH2 reflète l’ampleur de cette opération nationale. Le projet vise à doter la RDC de données démographiques fiables, inclusives et actualisées, indispensables à l’élaboration de politiques publiques efficaces et à une meilleure planification du développement.