Dans une série de messages publiés lundi 9 mars sur la plateforme X, l’activiste des droits humains a estimé qu’une telle initiative pourrait conduire le pays vers “une direction dangereuse”, dans un contexte politique et sécuritaire déjà fragile.

Selon lui, une modification de la loi fondamentale risquerait d’affaiblir les efforts entrepris par le président Félix Tshisekedi, notamment sur le plan diplomatique et sécuritaire face aux tensions persistantes avec le président rwandais Paul Kagame.

“Le changement de la Constitution est une direction dangereuse. Il fragilisera le travail appréciable que le président Tshisekedi fait contre le président Kagame ainsi que la majorité au pouvoir”, a-t-il déclaré, évoquant par ailleurs des signes de fracture au sein de la classe politique susceptibles, selon lui, d’affaiblir davantage le vivre-ensemble.

Au-delà des implications politiques, Jean-Claude Katende s’interroge également sur les motivations de certains partisans de cette réforme constitutionnelle. L’activiste suggère que derrière ce soutien pourraient se cacher des intérêts liés à la préservation d’avantages politiques ou financiers.

“La majorité de ceux qui soutiennent le changement de la Constitution le font-ils par conviction ou pour protéger leurs avantages politiques et financiers ? L’avenir répondra à cette question”, a-t-il écrit, appelant à laisser le temps éclairer le débat.

Cette prise de position intervient alors que la question d’une éventuelle réforme constitutionnelle alimente de plus en plus les discussions dans le débat politique congolais, sur fond de tensions régionales et d’enjeux institutionnels majeurs.