Pour le représentant de Kinshasa, la gouvernance minière dans la région doit désormais se traduire par des résultats concrets. Il a notamment insisté sur la nécessité de renforcer la traçabilité des ressources, de fiabiliser les mécanismes de certification et d’assurer la mise en œuvre des résolutions adoptées dans le cadre de la CIRGL.

Face aux défis liés à la circulation frauduleuse des ressources minières, Louis Watum Kabamba a appelé les États membres à intensifier leur coopération. Le renforcement des contrôles, la vérification de l’origine des minerais et le partage d’informations entre les pays concernés figurent parmi les mesures mises en avant pour mieux encadrer les chaînes d’approvisionnement.

L’ambition est de garantir une meilleure transparence, depuis l’extraction jusqu’à la commercialisation, tout en réduisant les possibilités de fraude. Pour y parvenir, le ministre a souligné l’importance d’une application rigoureuse des dispositifs régionaux de contrôle et de certification.

Au-delà des engagements politiques, leur efficacité dépendra de la capacité des États à harmoniser leurs pratiques et à assurer un suivi concret des décisions prises lors des concertations régionales.

La transformation locale comme levier de développement

La valorisation des ressources minières sur place a également figuré parmi les priorités défendues par le ministre congolais. Louis Watum Kabamba a mis en avant le développement de chaînes de valeur régionales afin de permettre aux pays producteurs de tirer davantage profit de leurs richesses naturelles.

La transformation locale des minerais est présentée comme un moyen de stimuler les investissements, de favoriser la création d’emplois et d’accélérer l’industrialisation des économies de la région. Cette approche vise à faire de l’exploitation minière un moteur de croissance durable plutôt qu’une simple source de revenus tirés de l’exportation des matières premières.

Le ministre a, dans cette perspective, appelé à une gestion des ressources naturelles davantage orientée vers la stabilité et la prospérité des populations. L’enjeu consiste notamment à prévenir l’utilisation des richesses minières comme facteur d’alimentation des conflits et de l’insécurité.

Présidant le Comité des ministres de la CIRGL, Louis Watum Kabamba a participé aux travaux aux côtés des représentants des États membres, du secrétaire exécutif de l’organisation et de l’ambassadrice de l’Union européenne auprès de la Zambie et du Marché commun de l’Afrique orientale et australe (COMESA).

Les discussions ont porté sur la gouvernance des ressources naturelles, la transparence des échanges, la certification des minerais et le renforcement des mécanismes de coopération régionale. L’application effective des décisions adoptées demeure l’un des principaux défis pour assainir le secteur minier et accroître sa contribution au développement des pays des Grands Lacs.