Dans ses réquisitions, le procureur général a demandé à la Cour de retenir les infractions mises à charge des prévenus, évoquant plusieurs opérations financières portant sur des montants importants.

Le ministère public cite notamment 14 millions de dollars remis à la société Congo Energy, 4 millions de dollars à l’UCCN et 200 000 dollars destinés à l’Assemblée provinciale de la Tshopo. À ces montants s’ajoutent 1,024 million de dollars versés à la société Divo, 2 millions de dollars remis à Global Assurance pour le compte de l’hôtel Wagenia, ainsi que 1,5 million de dollars versés à l’hôtel Zambeke.

Le parquet reproche également aux prévenus l’utilisation de certains fonds à des fins personnelles ou pour le financement d’initiatives considérées comme litigieuses. Il fait état notamment de 269 920 dollars affectés à des besoins personnels, de 715 865 dollars payés à l’établissement public Architecture et de 284 238 dollars consacrés à la construction d’un mémorial.

-Des peines complémentaires requises-

Au-delà des 15 ans de travaux forcés sollicités contre chacun des deux prévenus, le ministère public a demandé plusieurs sanctions complémentaires.

Il s’agit notamment de l’interdiction d’exercer les droits de vote et d’éligibilité pendant cinq ans, de l’interdiction d’accéder à toute fonction publique ou parapublique, quel qu’en soit le niveau, ainsi que de l’exclusion du bénéfice de la libération conditionnelle et de la réhabilitation.

Le parquet a également demandé la restitution de l’ensemble des sommes qui seraient reconnues comme détournées.

-Un second dossier pour Bolukola-

Chançard Bolukola fait par ailleurs l’objet d’une autre procédure jointe au dossier principal par la Cour de cassation. Celle-ci porte sur des faits présumés de blanchiment de capitaux.

Pour ce volet, le ministère public a requis cinq ans de servitude pénale principale, assortis d’une amende conformément à la législation en vigueur, ainsi que la restitution des sommes concernées par le blanchiment. En cas de condamnation dans les deux affaires, le parquet a demandé à la Cour d’appliquer uniquement la peine la plus lourde, soit 15 ans de travaux forcés.

Ces réquisitions ne constituent pas encore une condamnation. Il appartient désormais à la Cour de cassation de se prononcer sur les faits reprochés aux prévenus et sur les peines éventuellement applicables