Ce constat a été rappelé lundi par le secrétaire général à l’Agriculture et à la sécurité alimentaire, Benjamin Toirambe Bamoninga, à l’ouverture d’un atelier consacré à la validation du diagnostic national de l’irrigation. Cette rencontre s’inscrit dans le processus d’élaboration de la future Stratégie nationale de développement de l’irrigation (SNDI-RDC).

Aujourd’hui, l’agriculture congolaise reste fortement dépendante des précipitations, la rendant particulièrement vulnérable aux effets du changement climatique. Malgré un potentiel considérable, les infrastructures d’irrigation existantes demeurent limitées et souvent dégradées. À l’échelle nationale, les superficies effectivement irriguées ne couvrent qu’environ 30 000 hectares, en raison notamment du manque d’entretien, de financements et de capacités techniques.

À ces contraintes s’ajoute l’absence d’une politique cohérente de gestion des ressources en eau, freinant le développement de systèmes d’irrigation et de drainage performants. Conséquence, les rendements agricoles restent faibles et reposent davantage sur l’extension des surfaces cultivées que sur une amélioration de la productivité.

Face à ces défis, le gouvernement congolais, en partenariat avec l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), a lancé un processus visant à doter le pays d’une stratégie nationale structurée pour le développement de l’irrigation. L’objectif est de promouvoir une gestion durable de l’eau au service de l’agriculture.

Représentant la FAO en RDC, Brice Lafia a salué la mobilisation des équipes techniques, des inspecteurs et des consultants ayant contribué à l’étude dans plusieurs provinces. Il a insisté sur l’importance d’une démarche participative afin de garantir une stratégie adaptée aux réalités du terrain.

La FAO a également réaffirmé son engagement à accompagner la RDC dans la mobilisation des ressources nécessaires à la mise en œuvre de cette future politique. L’ambition est de transformer durablement le secteur agricole, renforcer la sécurité alimentaire, créer des opportunités économiques et améliorer la résilience face aux chocs climatiques.

Au terme des travaux, les experts ont validé le rapport du diagnostic national de l’irrigation, après y avoir intégré divers amendements et contributions. Une étape jugée décisive vers la mise en place d’une politique d’irrigation plus efficace en RDC.