Selon un communiqué officiel publié le 30 mars, le bilan provisoire fait état de onze décès et de soixante-quatorze cas confirmés parmi une population carcérale estimée à près de 800 détenus. Une situation sanitaire critique qui a nécessité une réaction rapide des autorités.

Dès l’apparition des premiers cas, une coordination a été établie entre le ministère de la Justice et celui de la Santé publique, hygiène et prévoyance sociale. Cette collaboration a permis l’installation d’un centre de traitement du choléra à l’intérieur de la prison, le déploiement d’équipes médicales spécialisées ainsi que la mise en place d’un dispositif de transfert des cas graves vers des structures de soins adaptées.

En parallèle, plusieurs mesures préventives ont été renforcées, notamment la campagne de vaccination des détenus, la désinfection des installations, l’amélioration des conditions d’hygiène et le contrôle de la qualité de l’eau potable. Pour limiter la propagation de la maladie, les autorités ont également décidé de suspendre temporairement les nouvelles admissions dans l’établissement pénitentiaire.

À travers cette riposte, le ministère de la Justice entend contenir la crise sanitaire tout en assurant la protection des détenus et du personnel. Cette intervention met en lumière les défis liés à la gestion des épidémies en milieu carcéral, où la promiscuité accroît les risques de propagation.