Le 4 février, de violents affrontements ont opposé les deux camps à Bule, entraînant des pertes humaines, dont des civils. Selon plusieurs sources concordantes, la CRP aurait exécuté deux civils accusés de collaborer avec les FARDC. Par ailleurs, huit corps ont été découverts dans la localité de Sapali. Les victimes, issues de la communauté Hema, auraient été ciblées pour avoir refusé de rejoindre les rangs de la rébellion.

Dans ce contexte tendu, les FARDC accusent l’armée ougandaise, l’UPDF, d’apporter un soutien indirect à la CRP. Elles évoquent notamment la proximité entre les deux forces dans la zone de Savo, ainsi qu’une absence d’intervention de l’UPDF face aux exactions attribuées aux rebelles. Des accusations qui, à ce stade, n’ont pas fait l’objet de confirmation officielle indépendante.

La dégradation sécuritaire s’accompagne d’une crise humanitaire préoccupante, marquée par des déplacements massifs de populations et la multiplication des violences contre les civils.

Placée sous état de siège depuis 2021, la province de l’Ituri peine toujours à retrouver une stabilité durable. La convergence d’intérêts entre la CRP et le groupe armé Zaïre semble avoir contribué à l’escalade des violences dans cette région déjà fragilisée.

Face à cette situation, de plus en plus de voix s’élèvent pour appeler à une implication accrue de la communauté internationale, afin de mettre un terme à une crise sécuritaire et humanitaire qui continue de s’enliser.