Dans une correspondance datée du 15 octobre 2026, le vice-Premier ministre et ministre de la Défense nationale, Guy Kabombo Muadiamvita, instruit le chef d'état-major général des FARDC de mettre en œuvre cette mesure, conformément aux décisions prises lors de cette réunion.

Cette décision intervient dans un contexte sécuritaire marqué par la persistance des hostilités dans l'Est du pays, mais aussi par la création du Front pour la refondation de la nation (FRN), annoncée le 12 octobre à Goma sous la direction de l'ancien président Joseph Kabila.

Ce mouvement, dirigé par Joseph Kabila, regroupe notamment des acteurs liés à l'Alliance Fleuve Congo (AFC) et au M23. Il s'oppose au pouvoir de Kinshasa et affirme vouloir le combattre, y compris par la force.

Le Conseil supérieur de la Défense, réuni deux jours après l'annonce de la création du FRN, avait examiné la situation sécuritaire et opérationnelle des FARDC, dans un contexte marqué par de nouveaux développements politiques et militaires.

Toutefois, aucun élément ne permet, à ce stade, d'établir un lien direct entre la création du FRN et la suspension des autorisations de sortie des hauts gradés des FARDC.